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Girardin industriel
 

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Réforme fiscale
Capital.fr
– Novembre 2010

 

« Avec la réforme fiscale à venir, mieux vaut ne pas tarder pour réduire son impôt sur le revenu et son ISF »

Girardin industrielle

Les contribuables ont jusqu'à la fin de l'année pour sélectionner les placements qui leur permettront de réduire leur impôt sur le revenu. FCPI, FIP, Sofica, Girardin industriel…. tour d'horizon des principaux produits, de leurs avantages et inconvénients avec Yves Gambart de Lignières, conseiller en gestion de patrimoine.

Capital.fr : De nombreuses mesures de la loi de finances toucheront les placements des Français. Certaines seront-elles mises en place dès 2010 ?

Yves Gambart de Lignières : À part le crédit d'impôt sur les dividendes, qui serait supprimé dès cette année, toutes les mesures prises dans le cadre de la loi de finances ne devraient être appliquées qu'à partir de l'an prochain. Pour autant, certaines décisions pourraient être adoptées dans les mois qui viennent. C'est pourquoi les contribuables qui souhaitent alléger leur impôt sur la fortune ont plutôt intérêt de le faire d'ici fin 2010 plutôt qu'attendre le dernier moment en mai-juin prochain. Pour l'impôt sur le revenu, rien ne change, ils ont jusqu'à la fin de l'année pour réduire la facture.

Capital.fr : Quels sont les placements permettant aujourd'hui de réduire son impôt sur le revenu ?

Yves Gambart de Lignières : Tout dépend évidemment de votre situation, mais il ne faut pas oublier que pour de nombreux placements l'attrait fiscal n'est qu'une carotte. Investir dans l'immobilier avec le Scellier, par exemple, permet de se constituer un patrimoine et de jouer l'effet de levier du crédit en pariant sur une reprise de l'inflation, mais n'offre finalement qu'une réduction d'impôt limitée. Les FCPI, FIP, eux, permettent certes de réduire votre impôt sur le revenu de 25% du montant de l'investissement (dans la limite, chacun, de 12.000 euros pour une personne seule, 24.000 pour un couple), mais il faut conserver ses parts pendant environ 8 à 10 ans, ce qui en réduit d'autant l'attrait. Il y a bien aussi les Sofica, ces sociétés qui investissent dans le cinéma avec une réduction de 40 à 48% de la somme placée et une durée de détention de 5 ans, mais l'offre est particulièrement limitée.

Capital.fr : Quel est alors le produit idéal ?

Yves Gambart de Lignières : Aujourd'hui, le Girardin industriel, qui consiste à financer des outils industriels (camionnettes, tractopelles, centrales électriques…) dans les DOM-TOM, offre le plus fort retour sur investissement. Un particulier, qui investit, par exemple, cette année 10.000 euros en Girardin pourra réduire son impôt sur le revenu de l’ordre de 12.500 euros en 2011 ! Mais, gare aux marchands de tapis qui sont particulièrement nombreux dans ce segment. Plus que jamais, il faut que votre banque ou conseiller en gestion de patrimoine sélectionne un établissement digne de confiance qui possède une antenne sur place aux DOM-TOM. Car le risque est important. Si l'outil dans lequel vous avez investi n'est pas exploité pendant 5 ans, vous risquez un redressement du fisc. Au total vous aurez alors perdu les 10.000 euros investis, dans notre exemple, et vous devrez rembourser les 12.500 d'impôts.

Capital.fr : Que conseillez-vous pour réduire l'impôt sur la fortune ?

Yves Gambart de Lignières : Depuis la loi Tepa, il existe de multiples façons de réduire la note. Investissement en direct dans les PME, holdings, souscription à des FIP ISF, ou des FCPI ISF… Sur ces deux derniers produits, nous commençons à avoir un peu de recul et vu les performances générées, je conseillerai aux particuliers de s'intéresser d'avantage aux fonds gérés par des établissements indépendants que par des banques. Pour ma part, je privilégie les holdings animatrices car elles offrent le plus fort taux de défiscalisation (75% de la somme investie, voire 50% si le projet de loi de finances est adopté, dans la limite de 50.000 euros) et comme leur nom l'indique, elles mettent leur nez dans la gestion des sociétés dans lesquelles elles investissent. Cette stratégie me semble la meilleure pour tenter de faire fructifier ces placements. Attention, par contre, aux holdings d'holdings qui affichent des frais de gestion délirants, jusqu’à 10% par an.

Propos recueillis par Frédéric Cazenave

Article sur la Girardin industrielle et la défiscalisation en général paru sur Capital.fr
N'hésitez pas à nous interroger sur la Girardin industrielle.

 

 
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