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Capital.fr
– Novembre 2009 (interview)

 

« Les meilleurs FIP et FCPI sont gérés par les sociétés indépendantes »

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Une bonne quarantaine de FIP et FCPI sont ouverts à la commercialisation. Souscrire à ces fonds qui investissent dans des PME de proximité ou innovantes permet de bénéficier de réductions d’impôt sur le revenu. Yves Gambart de Lignières, conseiller en gestion de patrimoine rappelle toutefois qu’il ne faut pas se laisser éblouir par l’avantage fiscal (25% du montant investi dans la limite de 3.000 euros pour une personne seule et 6.000 euros pour un couple), car ces produits sont risqués. Il donne les clés pour sélectionner les meilleurs fonds.

Capital.fr : Comment faire le tri parmi la quarantaine de FIP et FCPI qui sont disponibles sur le marché ?

Yves Gambart de Lignières : Il faut appliquer plusieurs grilles de lecture. Tout d’abord, mieux vaut se tourner vers les sociétés qui ont un encours confortable de 200 à 300 millions d’euros. Une faible collecte signifie une moindre rémunération des gérants et donc un probable manque de motivation et rend l’investissement plus risqué car les fonds seront moins diversifiés. L’encours n’est pas le seul critère. Je préfère les sociétés indépendantes aux sociétés filiales de grands groupes, car l’équipe est en général plus stable, les gérants investissant aussi dans les fonds.

Capital.fr : Quels sont les autres éléments à prendre en compte pour sélectionner les meilleures sociétés de gestion ?

Yves Gambart de Lignières : Il faut aussi chercher celles qui ont le plus large choix d’investissement. Ainsi, Alto Invest ou A Plus Finance reçoivent chaque année 400 à 600 dossiers de PME dont elles ne retiennent que 3 à 4%. Il faut regarder le type de PME retenues. Investir dans une société en démarrage sera plus rémunérateur mais plus risqué que prendre une participation au capital d’une société plus mature de 2 à 4 ans. Une société comme A Plus Finance a tendance à prendre des paris plus risqués mais qui devraient être plus rémunérateurs que ceux plus prudents d’Alto Invest. Un contribuable a donc intérêt à panacher ses investissements entre différentes sociétés de gestion pour diversifier ses risques. Enfin, il ne faut pas négliger la partie cotée des FIP et FCPI qui représente 40% des investissements et chercher à savoir si l’épargne sera investie en actions, en monétaires, et si elle est bien répartie entre plusieurs sociétés de gestion.

Capital.fr :Les frais de gestion sont-ils discriminants ?

Yves Gambart de Lignières : Ce n’est pas un critère très efficace car les frais sont à peu près identiques. Les commissions de gestion s’élèvent à 3 voire 4%, les frais d’entrée, affichés à 5%, sont sensiblement négociables. Enfin, les gérants prélèvent à la liquidation du fonds 20% de la plus-value, ce qui me semble une bonne mesure car cela incite les gérants à être performants.

Capital.fr : Qu’en est-il de la performance des fonds antérieurs ?

Yves Gambart de Lignières : Pour jauger l’historique d’une société de gestion, il faut regarder les gains des fonds au moment de leur liquidation car la performance peut être très volatile : le FCPI Innoven 98 qui affichait il y a encore 1 an une plus-value de 85% gain accuse désormais une perte de 95%. Mieux vaut s’attacher à la régularité de la performance de la société de gestion.

Capital.fr : Quels sont les acteurs les plus reconnus dans le secteur des FIP et FCPI ?

Yves Gambart de Lignières : Dans l’ordre Alto Invest, A Plus Finance, OTC et Edmond de Rothschild Investment Partners.

Capital.fr : Un contribuable a-t-il intérêt à atteindre le plafond de réduction d’impôt sur le revenu avec les FIP et FCPI ?

Yves Gambart de Lignières : Tout dépend de son patrimoine. Les FIP et les FCPI sont des placements risqués. Une étude de la Cnam montre que la moyenne des FCPI sous-performance de 1% les actions, avantage fiscal compris. Cela dit, la plupart des FCPI aujourd’hui clôturés avaient été lancés en pleine bulle Internet, lorsque les valorisations étaient élevées. Aujourd’hui, elles sont très en-deçà de leur moyenne historique. Ainsi, sauf en cas de récession profonde, un investisseur peut espérer réaliser de meilleures plus-values que dans le passé. Il n’empêche la prudence impose de ne pas investir plus de 5% de ses actifs financiers dans le non-côté. C’est d’autant plus vrai pour les FIP et les FCPI que l’épargne est bloquée pendant au moins 8 ans. Les contribuables n’ont donc pas forcément intérêt à atteindre le plafond de défiscalisation, mieux vaut compléter leur montage fiscal avec d’autres produits défiscalisant comme les Sofica ou le Girardin Industriel.

Propos recueillis par Emilie Tourneux-Martin

Article sur le site de Capital : Fcpi-Fip.
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